SYSTEME DE PARRAINAGE A LA PRESIDENTIELLE

 «Y en a marre» exige la suspension du processus d’adoption du projet de loi

Les membres de «Y en a marre» ont exigé, hier, lors de leur face-à-face avec la presse, la suspension du processus d’adoption du projet de loi portant parrainage des candidatures à l’élection présidentielle. 

«Y en a marre» a repris du service, hier. Les membres dudit mouvement ont mis en garde les tenants du pouvoir contre tout forcing au sujet du projet de loi sur le parrainage.

«Lors du Conseil des ministres du 28 mars 2018, le gouvernement du Sénégal a proposé le projet N°12/2018 portant modification du Code électoral. Ce projet a été introduit à l’Assemblée pour adoption. Il s’agit de la loi sur le parrainage. L’idée d’introduire un critère démocratique à la place de l’argent dans la validation des candidatures est aussi à préserver», a, d’emblée, indiqué Fadel Barro, coordonnateur du mouvement.

Ce dernier d’asséner par la suite : «Une loi électorale non consensuelle, à presque un an des élections, personne n’est d’accord. Après les consensus électoraux qui ont amené ce pays à vivre deux alternatives démocratiques, c’est une régression démocratique de revenir à une modification de la loi électorale sans un accord de toutes les parties prenantes. Cette position de ‘J’ai ma majorité, je déroule’ ne passera pas, parce que, de toutes les façons, c’est ça qui avait amené le 23 juin».

Les «Y en a marristes» appellent l’Etat du Sénégal à «suspendre le processus d’adoption de cette loi polémique, pour permettre aux différents médiateurs d’amener les parties prenantes au consensus».

Pour Thiat, il revient au peuple de prendre en charge cette question. «Avant que ce ne soit le combat des partis politiques, ça doit être d’abord le combat des citoyens sénégalais, parce qu’il s’agit de notre Constitution, de notre propre régression démocratique. Si on laisse cette loi passer, ce qui va se passer, c’est qu’un autre va venir demain, il va encore changer les lois. C’est pour cela qu’on dit qu’il est important que l’Etat se ressaisisse», a souligné le rappeur-activiste.

Non sans avertir : «L’Etat du Sénégal n’a qu’à prendre ses responsabilités et reculer par rapport à cette loi. ‘Y en a marre’, sa position est très claire. Il y a des gens qui sont en train de faire la médiation. Espérons qu’il y aura un dénouement positif. S’il y en a pas, les gars, vous allez nous trouver devant les grilles de l’Assemblée, et ça, c’est clair».

Aïssatou Mbène COULIBALY

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*



*