SORTIE DE L’ALBUM «OUSSEYNOU AK ASSANE»

Fou Malade et Niagass s’attaquent aux violeurs et prônent le retour à la terre

Le duo Fou Malade et Niagass met sur le marché l’album «Ousseynou ak Assane», ce 13 avril. Riche de 12 titres, il a été produit entre le Sénégal (Guédiawaye), la France (Paris) et les Pays-Bas. Les thématiques de ces 12 titres portent presque sur les faits sociaux du Sénégal. Il porte des messages des deux frères de «Bat’haillons blindés» qui sont adressés aux jeunes et aux violeurs.

«Bakhaw et nous, on s’appelle souvent. Et un jour, il nous a dit ‘si vous portez des tenues d’un enfant déjà circonscis, ça va cartonner’. On avait commencé à prendre des photos. Et après, il nous a dit : ‘Il faut particulariser. Ça, ça ne suffit pas’. Alors, on a particularisé, en tenant le bas des tenues. Il y a aussi les ‘Lenge’ (Bois sacré)», explique Fou Malade, à propos du clip.

D’après lui, «à un moment, tout le monde sait que le hip-hop est compliqué. On est dans la reproduction du même texte, du même flow, des mêmes images. Il fallait reprendre les reines».

Sur les titres de l’album, il a renseigné que le morceau «Bay Cultivé», c’est pour appeler les gens, notamment les jeunes à aller dans les champs. «L’Etat a mis les moyens pour que les jeunes cultivent les terres. Mais jusqu’à présent, ils tardent à s’y mettre. Alors que le chômage s’installe de plus en plus. En fait, on veut savoir ce qui retient les jeunes», renseigne-t-il.

Pour le titre sur le viol, il souligne que lorsqu’«un soi-disant marabout viole ses disciples, l’Etat doit parler à ces gens. Le viol est un problème dans notre société. C’est un appel à l’indignation. Le peuple doit s’indigner à chaque fois».

De son côté, Niagass a affirmé qu’«il ne faut pas seulement que les jeunes rejoignent les terres pour cultiver. Il faut les accompagner. Et c’est l’Etat qui doit le faire. Pour ce qui est des gens qui violent leurs propres enfants, ce sont des psychopathes. Il faut les emmener dans les asiles de fous. A chaque fois que j’achète le journal, dans la page ‘Faits divers’, il ne manque jamais de cas de viol».

Aïssatou Mbène COULIBALY

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