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IMPACT DU TER SUR LA FORET CLASSEE DE MBAO: Une stratégie locale mise en place pour amoindrir le choc

La forêt classée de Mbao paie le prix de la modernité pour avoir perdu déjà 200 hectares avec la traversée du Train express régional (TER). Pour autant, les autorités de la commune de Mbao ne comptent pas abdiquer face à la modernité et à l’action de l’homme perpétrée sur leur environnement immédiat.

«La forêt de Mbao qui faisait 800 ha, est aujourd’hui à moins de 600 ha. Il faudra sauvegarder notre environnement immédiat. Au moment où on parle de développement durable au niveau international et qu’au niveau national on parle de Stratégie nationale de développement durable (SNDD), ici à Mbao, nous avons notre Stratégie locale de développement durable (SLDD) qui est en train de se dérouler», a confié le maire Abdoulaye Pouye, en marge de la célébration de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification.

Au club équestre, sis au cœur de la forêt classée de Mbao, l’édile a plaidé en présence des autorités ministérielles pour la sauvegarde du seul poumon vert de la capitale Dakar. En effet, se désole-t-il, «la forêt de Mbao a beaucoup souffert des projets que l’Etat a mis sur place comme l’autoroute à péage, le TER. (…) La forêt a perdu au minimum 100 hectares. Il faudra la densifier pour pouvoir compenser cette perte».

Pour le Secrétaire général du ministère de l’Environnement, la déforestation a comme conséquence, entre autres, la diminution des productions agricoles et l’insécurité alimentaire chronique. «66% du continent africain se composent de terres arides, 73% des terres arides agricoles sont déjà dégradées et 33% des terres trop dégradées sont devenues trop sèches pour supporter une agriculture pluviale», a renseigné Mamadou Lamine Guissé.

Lors de cette 21ème session de la Commission des forêts et de la faune sauvage pour l’Afrique (CFFSA), il a invité les acteurs à revoir l’approche d’exploitation et de gestion pour une meilleure sauvegarde de nos forêts.

Arfang Saloum SANE

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