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EXPLOITATION DES RESSOURCES NATURELLES: Les journalistes à l’école de la lutte contre le blanchiment de capitaux

Faire en sorte que les journalistes soient mieux outillés pour accompagner l’exploration et l’exploitation des ressources naturelles et lutter contre le blanchiment d’argent. Tel est l’objectif de Forum civil qui a tenu un atelier de renforcement de capacités en faveur des journalistes dont le thème est : «Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme : les multinationales des ressources naturelles à l’épreuve de la démocratie au Sénégal».

«Notre objectif, c’est que le journaliste puisse maîtriser les conditions d’octroi des permis d’exploration et  d’exploitation du pétrole au niveau du Sénégal», a déclaré Birahime Seck qui souligne que le vrai débat est la publication du rapport de l’Inspection générale d’Etat (IGE) sur l’octroi de Kayar et de Saint-Louis et la réponse du gouvernement par rapport à cette demande de la société civile.

«Le vrai débat que l’on devrait poser au niveau du combustible, ajoute M. Seck, c’est quelle est la réponse du gouvernement sur les 193 milliards qui ont été utilisés par la SENELEC pour l’achat de combustible directement. Et quelle est la réponse du gouvernement sur les 39 milliards qui ont été encaissés dans le cadre de l’affaire Millicom en 2012».

Selon lui, ce qu’ils attendent, «c’est un gouvernement qui donne des réponses. Si réellement ce régime croit à la gouvernance sobre et vertueuse qu’il prône, il doit déclassifier le rapport de l’IGE sur les deux blocs et dénicher les conditions calamiteuses dont les contrats ont été faits».

Lui emboîtant le pas, l’expert pétrolier et consultant international, Ibrahima Bachir Dramé, a informé que «les compagnies pétrolières utilisent les banques, les assurances, l’immobilier pour blanchir des capitaux. Dans le souci de fructifier leurs revenus, les multinationales investissent dans d’autres domaines qui échappent au contrôle, tels que le social, la politique, les banques et les assurances. Un moyen pour elles de blanchir des capitaux».

A son avis, «la bonne gouvernance et la mise en place de réformes institutionnelles peuvent également régler le problème du blanchiment de capitaux».

Ibrahima SALL

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