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CRISE PERSISTANTE AU DISTRICT SANITAIRE DE RUFISQUE: Les travailleurs ne lâchent pas du lest

Une bataille pour restaurer la dignité perdue par le personnel médical. C’est le code d’honneur lancé, hier vendredi, par les travailleurs grévistes du district sanitaire de Rufisque, dans le bras de fer persistant qui les oppose depuis plusieurs mois au Dr Mbaye Thiam. Le chef de district qu’ils accusent de «faux semblant» face à sa gestion financière et administrative «désastreuse» qu’ils disent combattre à travers l’intensification de la lutte.

«Nous sommes déterminés et engagés à mener le combat du respect des normes de gestion et d’administration du district sanitaire de Rufisque. Nous allons poursuivre la tenue régulière de sit-in jusqu’au mois de décembre. Ce n’est pas aujourd’hui que nous allons abdiquer dans ce combat que nous avons commencé depuis le mois de Ramadan», a affirmé Alioune Seck, l’Infirmier-chef du district de Sangalkam, à l’issue de ce énième sit-in tenu ce vendredi dans l’enceinte de la structure sanitaire.

«Le Dr Thiam fait dans le dilatoire à chaque fois que des médiateurs tentent de convoquer les deux parties pour apaiser la situation. Nous exigeons beaucoup plus de transparence au niveau du district sanitaire de Rufisque. Il a essayé de nous mettre en mal avec les populations, alors que notre combat s’articule autour du système sanitaire, de la mauvaise gestion financière et administrative», a-t-il ajouté.

«Nous allons même faire des marches au niveau des rues de Rufisque pour dénoncer cette mauvaise gestion administrative. Nous allons procéder à la rétention des informations avec le blocage des données. Nous n’allons plus déposer les rapports mensuels», a poursuivi Alioune Seck.

Des griefs auxquels s’ajoute désormais la césarienne devenue payante au niveau de l’hôpital Polyclinique de Rufisque. «On ne peut pas comprendre avec la politique de l’Etat  sur la gratuité des césariennes, qu’elles soient payantes à Rufisque. Pis, il n’y a pas de prise en charge du Plan sésame pour les personnes âgées de 60 à 70 ans et plus», déclare Souleymane Ndiaye, l’Infirmier-chef de poste de Niague.

Malgré la sortie du comité de santé, la semaine d’avant pour calmer la situation, le Dr Thiam, quant à lui, s’est emmuré dans un silence total depuis le début de ce bras de fer incessant.

Arfang Saloum SANE

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