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CELEBRATION DE L’ACHOURA OU TAMKHARITE: Le business du mil et du couscous en plein essor

En cette période de Tamkharite, le business des céréales, principalement le mil, essentiel pour le couscous, est en plein essor. Les vendeurs de mil vivent en effet leur traite durant cette période. Et les bonnes dames logées à la Rue 11 X Blaise Diagne de Médina ne cachent pas que leur activité est pour le moins rentable.

La vente de couscous est une activité qui marche à merveille ces temps-ci, à l’approche de la fête de Tamkharite. Ainsi, la préparation de ce festin copieux fait l’affaire des bonnes dames logées à la Rue 11 X Blaise Diagne de Médina. Ici, on trouve tout ce dont on a besoin : farine de mil, couscous et mil de toutes les catégories qu’on trouve sur le marché, pour préparer le «Cere», le succulent couscous servi au dîner du «Taajabóon».

Dans ce haut-lieu de business des céréales, les commerçantes ne cachent pas que l’activité est rentable, surtout en cette période. Organisées en sorte de groupement, ces femmes, des Sérères essentiellement, s’activent dans le traitement et la transformation du mil. Et en cette veille de la fête de Tamkharite, les lieux ne désemplissent pas.

Mère Faye, d’un air taquin, nous lance : «Qu’est-ce que tu veux jeune fille ? Je parie que mon esclave veut du ‘Cere’ (couscous)». Par ces propos, elle confirme que la plupart des jeunes dames préfèrent le couscous déjà prêt plutôt que le mil pilé ou encore la farine de mil.

«Cela fait une semaine que les jeunes dames viennent acheter le couscous ici. Elles en raffolent, c’est ce qui est plus vendu», lance la sexagénaire.

Les commandes explosent

Elle renseigne que le prix est à 500 francs CFA le grand pot, le petit pot à 250 francs CFA. «Nous avons beaucoup de commandes. D’ailleurs, toutes ces femmes que vous avez rencontrées à l’entrée sont venues récupérer leurs commandes. Donc, le matin, on fait moudre le mil à la machine, on transforme la farine en couscous et le soir on le met à la vapeur», dit-elle.

Elle souligne que cette affluence résulte du fait que «de nos jours, les jeunes n’ont plus de temps à consacrer à la cuisine, surtout quand il s’agit de certains mets comme le ‘Cere siim’, le ‘baasi salté’, entre autres. Et que la plupart des citadines ne savent pas faire le ‘mooñ’ (granulation)».

A côté de notre mamie, se trouve Amy Dione, la cinquantaine, elle est spécialiste du «araw» (granuler). Très occupée dans ses activités, elle ne cache pas son bonheur. Sourire aux lèvres, sueur au front, elle atteste de la bonne marche des affaires.

«J’avoue que c’est notre traite. Vous voyez toutes ces bassines de mil, on va en faire du couscous et les commandes doivent être livrées ce soir (hier). Mais certaines de mes clientes préfèrent la farine seulement, car elles sont expertes en la matière et c’est le choix de leurs maris», confie-t-elle.

Selon elle, certaines ne veulent pas de couscous déjà prêt, mais plutôt que tout soit fait à la maison. «Cela fait notre affaire, du moment où les tâches sont partagées. Nous avons une machine qui pile le mil et c’est 350 francs CFA le kilo», indique-t-elle.

En première ligne de sa place, ce sont des sacs remplis à ras-bord de mil, maïs, sorgho, entre autres céréales. Elle informe que pour la farine de mil, le kilogramme coûte 400 francs CFA. Et pour la farine déjà transformée en petites boules, le prix est fixé à 450 francs CFA.

«Cette dernière est très prisée aussi, parce qu’il y a des femmes qui veulent préparer à la maison pour des mesures d’hygiène certainement», explique-t-elle.

Suzanne SY

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