Inondations en Côte d’Ivoire: à Abidjan, l’heure du deuil et des questions
Le jour d'après, en Côte d'Ivoire où au moins 20 personnes sont mortes dans les fortes inondations qui ont touché notamment Abidjan après des

Aux Parcelles Assainies et à Cambérène, des égouts obstrués se déversent sur les routes

Aux Parcelles Assainies, notamment à l’Unité 16, les eaux usées mélangées aux eaux pluviales ont envahi les rues du quartier. Les odeurs nauséabondes empestent l’atmosphère, surtout à la tombée de la nuit, rendant l’air irrespirable.

Au niveau du carrefour des Unités 15, 16 et 19, ces eaux de ruissèlement ont fini par créer une marre géante se déversant des égouts à ciel ouvert qui constituent le décor et qui inondent chaque jour cette allée principale menant vers le croisement Dior.

En fait, ces trois Unités sont prises en étau et les riverains obligés de faire de grands détours pour vaquer à leurs occupations. La traversée est moins compliquée pour les bus Tata des lignes 80 et 37 qui stationnent aux alentours. Mais pour les véhicules particuliers et les taxis, c’est une aventure risquée.

Il faut relever que la mairie des Parcelles Assainies a mené plusieurs travaux sur cet axe pour soulager les riverains. Mais la situation est devenue encore plus préoccupante depuis le début de l’hivernage. Mieux, certains enfants innocents de ces quartiers n’hésitent pas à jouer dans ces eaux, au péril de leur santé et au grand désarroi des parents. Souvent, des camions hydro-cureurs passent pour pomper l’eau. Mais cela ne sert pas à grand chose, car au bout de quelques heures à peine, les égouts déversent encore leur contenu fétide.

Un peu plus loin dans la zone, au quartier islam de Cambérène 1, sur la route menant vers la plage, à hauteur de l’intersection de «Tali Ndiaga Mbaye», sur un axe distant au moins de 40 mètres, c’est trois égouts obstrués qui déversent en continu depuis des semaines, leur contenu sur la chaussée.

Et dans leur furie dévastatrice, ces eaux nauséabondes engloutissent la route. Ce sont des déchets en plastique jetés, des ordures ménagères, des excréments de toutes sortes… qui s’offrent aux yeux des passants. Et comme si cela ne suffisait pas, la dégradation de la route causée par le ruissellement des eaux usées aggrave la situation.

Les riverains ne savent plus à quel saint se vouer. le Vieux Sarr, habitant dans ce quartier de Cambérène 1, témoigne : «Le matin, pour aller à la mosquée Serigne Cheikh, sur la route de l’unité 9, je suis obligé de faire un grand détour pour éviter ces eaux avec mes ablutions. Ce n’est pas prudent à cette heure pour un vieux de mon âge. La mairie doit agir».

A Grand Médine, tout comme à la Cité Millionnaire de Grand-Yoff, et dans bien d’autres quartiers périurbains de Dakar et de sa banlieue, il n’est pas rare de voir des égouts débordants, déversant leur contenu sur la route ou dans les rues. Des eaux stagnantes qui empestent l’atmosphère et rendent ces quartiers invivables.

Aïssatou Mbène COULIBALY

Commentaires

commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*