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LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE 2018: 65,6 milliards d’imprévues rajoutés dans le budget en cours

La Loi de Finances rectificative (LFR) pour l’année 2018 est arrêté à la somme de 3774,7 milliards de francs CFA contre 3709,9 milliards de francs CFA prévu par la LFI 2018, soit une hausse de 65,6 milliards en valeurs absolue et 1, 77% en valeur relative. Elle a été adoptée, hier, à l’unanimité à l’Assemblée nationale.

Cette loi de Finances rectificative n°22/2018 s’explique, entre autres, par  la hausse du prix du carburant (166,2 milliards), la régularisation des heures supplémentaires (675 milliards) et la sécurisation des salaires des contractuels dans le secteur de la santé (1 milliard),  la prise en charge de la prime d’astreinte dédiée au militaire (42 milliards), l’augmentation du montant des bourses et aides des étudiants (6,5 milliards), la baisse des prix des tickets des étudiants (1,8 milliards).

Ainsi, il ressort de cette LFI 2018 que le déficit budgétaire va passer de 367 milliards de francs CFA comme prévu dans la LFI 2018 à 475,7 milliards, soit une hausse de 108,7 milliards de Francs Cfa en valeur absolu. En valeur relative, le déficit augmente de 0,6 point, car il se situera à 3,5% du Pib projeté en 2018, contre 2,9 en 2017, poursuivant sa tendance baissière depuis 2012.

Toujours est-il que pour les députés de l’opposition à l’image de Ousmane Sonko, il y’a beaucoup de contradictions dans cette LFR 2018. «Vous avez fait de manipulations de chiffres dans vos différents documents», a lancé le patron de PASTEEF au ministre de l’Economie, des Finances et du Plan.

«Ça se traduit aujourd’hui par une situation qui fait que sur l’exercice 2017 nous avons accumulé un gap de 161 milliards sur les recettes fiscales. Vous ne le démentirez jamais. Ce gap-là va vous poursuivra. A la fin du premier trimestre 2018, on est déjà à un gag de 40 milliards sur les recettes fiscales. Ensuite, sur les années précédentes, vous avez fait un dépassement de l’ordre de 2016 milliards sur les ressources extérieures. C’est extrême gravissime. Et cela veut dire que tous les chiffres que vous donnez nonobstant votre rengaine sur les notations sont faux», a ajouté M. Sonko. Non sans préciser que c’est cette situation qui est «à la cause de la difficulté de trésorerie qui conduisent à une frénésie de l’endettement».

Du côté du camp des députés de la majorité les explications du ministre sont claires. «Vous faites du travail sérieux», a déclaré Aïda Sow Diawara. «Ce projet a un caractère humain. Il est de haute porté sociale», a, de son côté, fait savoir Aïssatou Cissokho, en invitant le gouvernement à «aller au-delà de la lecture budgétaire».    

Sur toutes ces interpellations, Amadou Ba s’est voulu formel : «Le Sénégal ne peut pas tricher sur les données». Selon lui, les agences de notation, le Fonds monétaire internationale (FMI) et la Banque mondiale, qui en sont les destinataires des statistiques produites par le gouvernement du Sénégal, ont toute la latitude de les confirmer ou de les informer.

«A ce jour, aucune remise en cause des statistiques n’a été opéré par ces organismes», a informé M. Ba pour rassurer les députés sur la bonne tenue des finances publiques.

Mamadou Lamine CAMARA

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