Inondations en Côte d’Ivoire: à Abidjan, l’heure du deuil et des questions
Le jour d'après, en Côte d'Ivoire où au moins 20 personnes sont mortes dans les fortes inondations qui ont touché notamment Abidjan après des

MAUVAISE CONDITION DE TRAVAIL, MANQUE DE BOURSES DE SPECIALISATION… Les médecins internes des hôpitaux menacent de boycotter la garde

Des médecins internes et anciens internes des hôpitaux ont envahi, hier, la devanture du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Ils réclament de meilleures conditions de travail, notamment la mise à niveau de leur statut.

L’Association des internes et anciens internes de Dakar a organisé, hier, un sit-in devant les locaux du ministère de la Santé et de l’Action sociale pour dénoncer leurs mauvaises conditions de travail. A cet effet, ces travailleurs des hôpitaux demandent dans les 72 heures, à être reçus par le Premier ministre ou le président de la République. A défaut, ils n’ont pas écarté de paralyser le système sanitaire.

Leur porte-parole, Mahamadou Bachir Ba, médecin interne au service de radiothérapie de l’hôpital Dalal Diam de Guédiawaye, a fait le point : «Nous avons organisé ce sit-in pour demander la clarification de notre statut et la mise en niveau de notre statut. C’est à dire quelle place occupe-t-on dans le système sanitaire sénégalais ?».

Selon ce membre de l’Association des médecins et pharmaciens internes des hôpitaux et anciens internes des hôpitaux de Dakar, «les textes sont caducs, car le décret 72-642 du 29 mai 1972 qui régit jusqu’à présent l’internat sénégalais est un texte désuet. Dans le texte, on a précisé tout ce que l’interne doit faire, mais il ne mentionne pas ce que nous devons avoir en termes d’avantages sociaux».

Il a déploré le fait qu’il n’y a pas encore de recrutement systématique dans la fonction publique. «Nous ne sommes pas encore des fonctionnaires de la fonction publique. Ce qui est inadmissible, vu que le système de santé souffre de spécialistes», dit-il.

Autre point de revendication brandi par les manifestants, c’est celui relatif à la prise en charge des internes. D’après le Dr Ba, «l’article 30 dudit décret stipule clairement que les internes ont droit à la prise en charge médicale. Mais quand on tombe malade, notre prise en charge pose problème. Et pour la modification du texte, nous demandons notre implication».

«Dernier point, c’est l’indemnité de représentation médicale. Nous somme un et indivisibles. Donc, les internes, en leur qualité de médecins, même s’ils ne sont pas des fonctionnaires d’Etat, ils relèvent du régime des agents non fonctionnaires de l’Etat. Nous avons droit à une bourse de spécialisation comme les autres médecins», a martelé le Dr Ba.

Ces médecins internes qui disent avoir épuisé toutes les voies formelles, n’entendent pas baisser la garde pour atteindre leur objectif. «Nous avons discuté avec le ministère de la Santé, mais depuis 4 ans, rien n’a été fait. Dans les 72 heures, nous demandons à être reçus par le Première ministre ou le Président de la République. Si cela n’est pas fait, nous allons passer à la vitesse supérieure en boycottant les gardes», a-t-il annoncé.

Assette BALDE

Commentaires

commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*