PROGRAMME DE GOUVERNANCE D’ENTREPRISE: Des acteurs plaident pour l’application du Code

Les acteurs du secteur privé qui s’exprimaient hier, lors du lancement du programme de gouvernance d’entreprise qui avait pour thème «gouvernance d’entreprise : Un vecteur de croissance au Sénégal», ont plaidé pour une application du Code de gouvernance d’entreprise. Pour le Secrétaire général de l’Institut Sénégalais des Administrateurs (ISA) qui estime que la gouvernance des entreprises, est le levier qui permet aux entreprises d’avoir des décisions correctes dans leurs décisions et dans leur stratégie, «celui qui refuse de les pratiquer, c’est quelqu’un qui refuse d’appliquer les bonnes pratiques». «S’il n’y a pas de gouvernance, les entreprises ne peuvent avoir une mise en œuvre d’entreprise en vue de leur développement. L’entreprise privée est le moteur de la croissance et du développement économique d’un pays», a déclaré Mamour Fall qui estime que «quelle que soit l’importance de l’investissement public, si les entreprises privées ne prennent pas le relais pour assurer le développement et la création de richesse au niveau de l’économie du pays, le développement ne peut pas être assuré». De son avis, le Code de gouvernance est quelque chose de très bien. «C’est le recueil des bonnes pratiques en matière de gouvernance d’entreprise. Celui qui les applique, applique les bonnes pratiques. Celui qui refuse de les pratiquer, c’est quelqu’un qui refuse d’appliquer les bonnes pratiques. C’est à lui d’expliquer pourquoi il ne veut pas les bonnes pratiques. Il y a quelque part une contrainte qui ne dit pas son nom mais c’est une contrainte morale qui pèse sur les entreprises qui refusent de l’appliquer», a indiqué M. Fall qui renseigne que le Code qu’ils veulent adopter est le Code utilisé dans tous les pays du monde. Pour sa part, Mamadou Makhtar Diagne a renseigné qu’au Sénégal, le taux d’investissement moyen enregistré sur la période 1981-2014 s’élève à près de 20%. Selon lui, lorsque l’investissement privé augmente de 1% de l’investissement public, il entraine une hausse de 0,16% du PIB. De même, informe le directeur de l’appui du secteur privé, «quant à l’investissement privé, il augmente de 9,65% lorsque l’investissement public connaît une hausse de 1%». Par rapport à la demande des acteurs de gouvernance d’entreprise, Mamadou Makhtar Diagne a informé qu’au Sénégal, après l’adoption du Code de gouvernance, «une circulaire primatorale n°11 PM/CAB/CSEND en date du 21 octobre 2011 a instruit les présidents de Conseil d’administration ainsi que les administrateurs des entreprises du secteur public et parapublic d’adopter ledit Code ainsi que la charte d’administration et de produire un rapport annuel sur l’état de leur mise en œuvre». De son avis, l’obligation d’appliquer le Code aura pour conséquence d’améliorer la performance de l’entreprise, d’apporter la confiance et le respect mutuels entre les différents acteurs de l’entreprise et de garantir l’accès au marché financier avec un taux d’intérêt réduit. Et «il est important de mettre en place un mécanisme efficace pour bannir les mauvaises pratiques constatées dans certaines entreprises et d’encourager les bonnes pratiques pour consolider la situation globale des sociétés». Il recommande par ailleurs aux acteurs de redynamiser le comité de suivi de Code de gouvernance avec une réelle implication des parties prenantes, notamment l’ISA, à la direction du secteur parapublic de faire respecter les délais de production du rapport annuel de gouvernance des sociétés. Modifier certaines dispositions du Code de gouvernance pour prendre en charge les besoins de transparence, d’harmonisation et de performance, s’accorder sur les actions clefs à exécuter en vue d’atteindre les objectifs de développement et de progrès fixés à l’entreprise.

Ibrahima SALL

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*



*