PRIVE DE SALLE D’HOTEL POUR ABRITER SON SEMINAIRE PROGRAMMATIQUE

Idrissa Seck déroule son programme dans un «abri provisoire»

C’est dans une tente dressée au sein de l’hôtel Bougainvilliers (Saly Portudal), près du terrain de volley-ball dudit hôtel, qu’Idrissa Seck et les cadres de son parti, «Rewmi», ont finalement tenu leur séminaire programmatique.

SALY, Mbour – Chassé de l’hôtel Palm Beach, l’ancien Premier ministre et ses camarades ont dû faire recours à la société Sénégal bâche, pour pouvoir tenir leur activité.

Mais cela n’a eu aucun impact sur la rencontre, au cours de laquelle le président du Conseil départemental de Thiès a présenté son programme de gouvernance.

«Je souhaite inaugurer dans notre pays, l’ère d’une gestion juste, efficace et ambitieuse, parce que les notions de gouvernance vertueuse sont vagues. Ça ne veut rien dire. Nous devons être justes, ne pas donner à la fourmi la part de l’éléphant, parce que la fourmi sera écrasée, l’éléphant sera fâché et cassera la porcelaine. Il faut être juste et surtout efficace», a indiqué Idrissa Seck.

Avant de rendre hommage à tous les enseignants «qui forment, à tous les chercheurs qui rendent l’innovation». «Parce que la science m’amène à considérer l’éducation comme le secteur prioritaire de notre programme. Je ne le confierai pas à un ministre, ni à un Premier ministre. Je mettrai en place un Conseil supérieur de l’Education. On en a plus besoin que d’un Conseil supérieur de la magistrature. Ce Conseil qui sera présidé par le président de la République, inclura les meilleurs recteurs d’université, les meilleurs proviseurs, les meilleurs directeurs de collège, les meilleurs directeurs d’école élémentaire et d’école maternelle ou de Case des tout-petits».

Pour lui, «il n’est pas acceptable, au Sénégal et en Afrique, qu’on néglige les enseignants et les chercheurs».

S’il est élu, Idy promet de ne pas présider le CSM

Par rapport au volet judiciaire, Idrissa Seck dira : «Nous avons un Conseil supérieur de la magistrature (CSM) que j’ai décidé de ne plus présider, s’il advenait que les Sénégalais me confiassent la responsabilité de diriger le pays. Mais je ne veux pas, non plus, un gouvernement des juges. Je veux un Conseil supérieur de la magistrature, dont la composition sera réaménagée, remaniée, les juges ne seront plus seuls entre eux, parce que j’ai un constat, qu’en dehors d’un seul cas, une greffière, Aminata Ndiaye, aucun magistrat n’est sanctionné. Il y a pourtant 32 dossiers de l’IGE ou des corps de contrôle. Il faut associer à l’indépendance de la magistrature, leurs responsabilités. Que les juges soient sanctionnés, s’ils ne sont pas justes».

Sur sa lancée, le leader de «Rewmi» d’ajouter : «Emprisonner Khalifa Sall, exiler une personne, ce n’est pas normal. Les avocats, les notaires, la Société civile, les journalistes. Mais en tant que président de la République, je veillerai à ce que tous ces corps y soient».

S’agissant du secteur énergétique, l’ancien Premier ministre a déclaré que son souhait est de faire en sorte, qu’en 2029, à la fin de son deuxième mandat, que plus personne, au Sénégal, ne demande de l’électricité, et que l’accès soit universel. «Aujourd’hui, l’accès est de 50 à 55%. Ma priorité, c’est que l’accès soit total. Il y a des difficultés à amener le réseau partout, dans des zones isolées. Mais heureusement, les développements technologiques autorisent d’électrifier les zones isolées à coût relativement compétitif», a-t-il soutenu.

«Je voudrais que nous ayons du pétrole et du gaz, s’il ne sont pas volés par la famille Sall d’ici là. Je voudrais faire du Sénégal un hub de production d’électricité. Je voudrais également que dans le mix énergétique, qu’on atteigne au minimum 30% de la puissance installée en énergie renouvelable. A l’horizon 2029, j’aimerais que 30% de la puissance installée soit du renouvelable», a également affirmé Idrissa Seck.

Ibrahima SALL (Envoyé spécial)

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