PR MOUSTAPHA SAMB AU PRESIDENT MACKY SALL

«Nous voulons un partenariat digne de ce nom et non un partenariat qui frustre»

THIES – L’espace politique sénégalais s’est encore enrichi d’un nouveau parti : le PRAD. Le Parti pour la Renaissance Africaine et du Développement (PRAD) a vu le jour à Thiès et a, à sa tête, le Professeur Moustapha Samb, ancien Directeur des études au niveau du CESTI et actuel président du Conseil d’administration de l’APS.

Selon son initiateur, le PRAD est un rassemblement de paix pour le Sénégal, mais aussi qui parle d’économie et de développement, tout en aidant le président de la République.

Sur ce point, M. Samb se veut clair : le PRAD n’est pas un parti qui va accepter tout ce qu’on lui propose.

«Nous voulons faire savoir au président de la République que nous voulons un partenariat digne de ce nom et non un partenariat qui frustre, parce qu’il faut reconnaitre que depuis 2011, il y a eu beaucoup de choses qui n’allaient pas, beaucoup de cheveux dans la soupe. Il y a quelques rectifications à faire à travers ses premiers alliés», a–t-il asséné.

«Nous voulons un partenariat qui opère une rupture épistémologique dans le sens d’une prise en charge des alliés, dans une optique de valorisation. Il faut qu’on accorde plus de considération aux premiers alliés du président de la République, car en matière de politique, il faut consolider ce que l’on a d’abord, c’est-à-dire l’acquis, avant de chercher ailleurs», a estimé  M. Samb qui indique que «le PRAD milite en faveur de la décrispation et de l’apaisement».

S’agissant de sa position sur le parrainage, le Pr Samb est d’avis que «c’est la manifestation d’une volonté pour régler et rationaliser le jeu politique, parce qu’il y a beaucoup de partis, c’est une tentative de rationalisation des partis politiques. Mais il faut qu’on mette en avant le dialogue politique. On est dans une période préélectorale, il faut qu’on fasse un effort pour installer le maximum de consensus possible, car la démocratie repose sur le consensus et c’est valable dans tous les pays du monde. Ce n’est pas bon d’être figé en politique, il faut être souple pour atteindre son objectif. Je crois que chaque parti doit se faire violence pour qu’on puisse aller vers des élections apaisées».

En outre, il a annoncé que le PRAD vise la conquête du pouvoir et aura son candidat en 2019. «Je ne vous cache pas que nous sommes actuellement avec Macky. Mais puisque nous sommes un parti, les décisions seront prises en collégialité. Et le moment venu, nous vous dirons la directive de 2019», a-t-il dit.

Marième COLY

(Correspondante)

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