PAPE MAHAWA DIOUF DE LA CELLULE DE COMMUNICATION DE «BBY», REPOND A WADE ET CIE: «Ils ne veulent pas être candidats en 2019, car ils savent qu’ils vont perdre»

Pape Mahawa Diouf, coordonnateur de la Cellule nationale de communication de la coalition «Bénnoo Bòkk Yaakaar» (BBY), monte au front. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, il fait le bilan des élections législatives, porte la réplique aux leaders de la «Coalition Gagnante/Wattu Senegaal» et aborde d’autres questions d’actualité.

 

 Quel bilan tirez-vous des élections législatives du 30 juillet dernier?

Ce qu’il faut retenir, pour s’en féliciter, c’est que dans tous les départements du pays, nos concitoyens vivant dans le pays comme en dehors de nos frontières, ont fait confiance à la majorité présidentielle. Avec 125 sièges sur les 165 que compte l’Assemblée nationale, le peuple sénégalais a nettement choisi d’accompagner la voie du progrès tracée par son Excellence, le Président Macky Sall. Partout à travers le territoire national, nos concitoyens ont exprimé une réelle satisfaction quant aux politiques conduites par le chef de l’État et sa majorité. Ces résultats issus des urnes, viennent considérablement conforter les tendances des élections locales de 2014 et du référendum de 2016.

 

Nourrissez-vous des craintes par rapport à la Présidentielle de 2019, si l’on sait que vous n’avez pas atteint le taux de 50% aux Législatives ?

Vous savez, une certaine frange de l’opposition essaie maladroitement de créer la confusion, mais nous savons tous que ces élections ne sont pas de même nature que l’élection présidentielle. Les Sénégalais ont répondu et massivement, à l’appel de la coalition «Bénnoo Bòkk Yaakaar», pour une majorité à l’Assemblée nationale, afin d’accompagner, par le contrôle et l’évaluation de l’action du gouvernement et le vote des lois, les politiques conduites par le Président Macky Sall.

 

L’opposition ne reconnait pas les résultats de ces élections, estimant que le scrutin a été entaché de fraudes. Qu’en dites-vous ? 

L’opposition reconnaît les résultats lorsqu’elle gagne et les refute là où elle est sèchement battue. Ce n’est pas ça, être démocrate. Tout le monde sait qu’on ne peut pas voler des élections au Sénégal. Sinon, Wade ne quitterait jamais le pouvoir, puisqu’il a fallu des morts pour qu’il accepte de partir.

Ce pays n’appartient pas à Wade et encore moins, à son groupe. Il ne leur appartiendra jamais d’en décider comme ils le veulent. Le vote, dans son ensemble, s’est très bien passé dans près de 40 pays, avec une participation record, tant au niveau des listes candidates qu’au niveau du taux de participation. Ces élections ont été une grande victoire de notre démocratie. Les difficultés notées ne sont pas de nature à entacher la fiabilité du vote, selon les observateurs. Par contre, le vandalisme orchestré par des nervis de la coalition «Wattu Senegaal» à Touba, est regrettable.

 

Quel commentaire faites-vous des menaces du PDS et de ses alliés, de ne plus participer à des élections organisées par le pouvoir ?

La vérité, c’est qu’ils savent qu’ils vont perdre. Ces élections législatives consacrent politiquement la mise en marche de la première phase du Plan Sénégal Emergent. Grâce à sa grande vision et sa grande ambition pour notre peuple, le Président Macky Sall est en passe de réussir le défi générationnel de mener à bien, la transition sociopolitique et économique qui interpelle notre pays, depuis plus de deux décennies. La rupture est constatée dans tous les secteurs : le monde rural et l’agriculture, l’élevage, l’enseignement supérieur, la maîtrise de l’énergie et de son coût, les mesures sociales pour accompagner les plus fragiles d’entre nous et le maillage infrastructurel, etc. La baisse générale du coût de la vie et dans la durée, est une prouesse inédite dans notre pays. Voilà pourquoi ils ne veulent pas être candidats en 2019. Ils savent déjà qu’ils vont être battus.

 

 Que vous inspire le recours déposé par «Mànkoo Taxawu Senegaal» auprès du Conseil constitutionnel, pour demander l’annulation du scrutin dans certains départements?

Nous sommes dans un État de droit et tout citoyen a le droit de faire un recours, s’il estime que ces droits ont été lésés. Ce qui est surprenant ici, c’est que les mêmes qui disent que le système est biaisé, font recours au même dispositif pour faire valoir leurs droits. Ce qui est sûr, c’est que ces recours ne déboucheront sur rien, puisqu’elles ne se fondent sur rien de sérieux. Ils étaient présents dans tous les bureaux de vote, dans toutes les commissions et représentés dans tout le processus électoral. Ils ont signé et validé tous les PV. Nous sommes véritablement autorisés à nous demander sur quelles bases ils vont fonder leur recours.

 

Que pensez-vous du débat relatif au statut du chef de l’opposition ? 

Le statut du chef de l’opposition est consacré par notre texte fondamental, depuis le référendum de 2016. Nous espérons que le moment opportun, sa mise en oeuvre permettra d’améliorer la qualité du débat public, en particulier, au sein de l’opposition, et notamment dans la proposition de projets pour notre pays. Le débat démocratique devra porter sur la confrontation des idées, des projets et des visions, et non sur la violence verbale, et malheureusement, parfois physique. Si le statut du chef de l’opposition peut aider à cela, ce serait une bonne chose.

 

 Depuis quelque temps, Assane Diouf, un Sénégalais installé aux Etats-Unis, se singularise par des insultes contre le Président Sall et d’autres personnalités via le net. Il y a également les cas Amy Collé Dieng et Penda Bâ. Que pensez-vous de ce phénomène ?

Vous savez, la société de l’information et de la communication entraine une difficulté de définition des frontières de l’espace public. Elle crée également de nouveaux espaces collaboratifs comme les réseaux sociaux. S’ils sont des espaces formidables de vitalité démocratique, ils exigent aussi du citoyen, plus de responsabilité dans son discours désormais hybride, «mi-privé, mi-public». Cela ne concerne pas que notre pays, mais toutes les démocraties qui auront de plus en plus à gérer ce genre de choses.

 

Propos recueillis par Barka Isma BA

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