NON RESPECT DES ACCORDS SIGNES EN DECEMBRE 2014 PAR LE GOUVERNEMENT

Le SIENS rallonge la liste des insatisfaits avec un préavis de grève

Au moment où le gouvernement et les religieux cherchent une solution pour mettre un terme à la grève des enseignants, les Inspecteurs de l’éducation s’y mettent. En effet, le Syndicat des inspectrices et inspecteurs de l’éducation nationale du Sénégal (SIENS) a déposé, ce 3 avril dernier, un préavis de grève qui prend effet le 3 mai prochain.

D’après El Cantara Sarr, Secrétaire général du SIENS, «nous avons environ un mois et nous attendons du gouvernement un signal fort en direction de nos préoccupations. Nous pouvons considérer qu’il y a quatre grandes lignes dans notre plateforme revendicative. C’est des questions de carrière, de cadre règlementaire, des questions financières aussi et de logistique. Donc, l’amélioration des conditions de travail dans les Centres régionaux de formation des personnels de l’éducation (CRPE)».

Sur le volet carrière, il explique que c’est «la problématique du reclassement des inspecteurs dans l’enseignement. Nous réclamons la mise en place d’un guichet unique pour accélérer la procédure de reclassement, comme cela se fait pour les corps de même niveau hiérarchique qui évoluent dans les autres secteurs de l’administration publique et dans le même élan, accélérer la procédure des alignements du point de salaire».

«L’autre élément, c’est la mobilité horizontale. Les inspecteurs n’ont plus quasiment droit qu’on appelle les positions, les détachements et les disponibilités. Aussi, rendre plus attractive la fonction d’inspecteur d’éducation, ce qui n’est pas le cas actuellement», a-t-il déploré.

Concernant le cadre réglementaire, il indique qu’ils dénoncent la tendance d’abus de pouvoir et l’autoritarisme qu’ils constatent dans le décret 2017-604 à travers les articles 3 et 4 qui sont des prérogatives de nomination du ministre de l’Education nationale.

Selon lui aussi, les inspecteurs formateurs dans les CRPE sont actuellement rémunérés sur la base d’une contrepartie financière qui n’est pas à hauteur du montant défini par le décret 80-354. D’où l’exigence que leur traitement soit indexée audit décret. «En tant que corps de contrôle de la hiérarchie A1, nous demandons que le gouvernement respecte son engagement de décembre 2014 et ouvre des concertations autour du système de rémunération en vue de corriger les in-équités» a-t-il confié.

«Pour le moment, nous sommes sortis de la trajectoire qui avait été balisée par le gouvernement. Nous avons annoncé au Premier ministre, au gouvernement, en présence de tous les partenaires sociaux, de tous les acteurs du système, le dépôt d’un préavis et c’est ce qui est fait. Maintenant, nous en appelons au sens des responsabilités des autorités de ce pays», conclut El Cantara Sarr.

Dior NIASSE

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*



*