Le collectif des étudiants du département de biologie végétale (CEDBV), de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a organisé du 16 au 18 juin, ses journées d’intégration, de formation, pour célébrer l’arrivée de ses nouveaux étudiants, communier et partager avec les cadres de cette université. La manifestation s’est déroulée en présence du Pr Noba Kandioura, parrain de l’événement, Mamadou Sidibe, Doyen de la Faculté des sciences et techniques, de Daouda Ngom professeur d’écologie et d’agroforesterie au département de biologie végétale de l’UCAD entres autres.

«En 2035, les pluies vont baisser et les températures vont augmenter dans toutes les zones du Sénégal et cela va impacter sur l’agriculture»

Le thème retenu cette année «Gestion de la biodiversité atténuation et adaptation aux changements climatiques: quelles contributions du département de biologie végétale ?» a fait l’objet d’une conférence animée par le professeur d’écologie et d’agroforesterie, Daouda Ngom qui est revenu sur les conséquences du changement climatique. «Une étude réalisée montre qu’en 2035, les pluies vont baisser et les températures vont augmenter dans toutes les zones du Sénégal et cela va impacter sur l’agriculture», souligne-t-il. En appuyant ses propos par un exemple : «dans la partie nord du Sénégal les pluies vont baisser entre 11 et 16% et la température va augmenter de 1 a 1,2 degrés. Cela signifie que le changement climatique va impacter sur la production agricole», indique M. Ngom.

Toujours selon lui, une autre étude montre que les rendements agricoles vont baisser au Sénégal. «Les rendements moyens des cultures en 2030 vont baisser entre 7,5 et 16,7%. Le maïs va enregistrer la plus forte baisse, -8,8 jusqu’à -14,7% de baisse. En revanche cette étude a montré que les rendements de coton, de riz et de manioc vont augmenter».

Le Pr d’écologie et d’agroforesterie a également souligné le problème de la biodiversité et de la déforestation. Selon, lui le Sénégal perd «40 000 ha de forêt par an». Ainsi il indique que c’est en Casamance que nous avons de réelles difficultés. 1 million d’arbres ont été abattus en 6 ans. Ce trafic de bois veine c’est 10% du PIB de la Gambie», estime-t-il.

Le président du collectif des étudiants en biologie végétale se réjouit du thème choisi, à savoir la «Gestion de la biodiversité atténuation et adaptation aux changements climatiques: quelles contributions du département de biologie végétale?». «Nous, étudiants et plus généralement jeunes, sommes appelés à être les acteurs majeurs du monde de demain. Notre présence sur les bancs de ce département de biologie végétale se justifie par l’envie de chacun de prendre  une part active dans la société future. Mais c’est dès aujourd’hui, ici même au cœur de notre chère université, que nous nous devons de saisir les opportunités, qui nous sont offertes à travers les différentes formations de licence et de master, de prendre part à des projets dans le but de contribuer de façon efficiente à trouver des solutions ou des réponses aux grandes interrogations qui se posent actuellement dans l’univers scientifique», a dit Abdoulaye Gueye étudiant en biologie. 

A l’occasion, il invite les étudiants à redoubler d’effort, à travailler dans l’endurance, l’abnégation et la persévérance. «L’avenir de toute nation repose sur sa jeunesse, mais pas n’importe laquelle : c’est une jeunesse cultivée et douée de caractères nobles. Car une jeunesse sans culture et sans caractères nobles est comme un arbre stérile. Appliquez-vous sérieusement et persévérez dans la quête du savoir. Ne suffisent pas seulement les sciences religieuses ou les mathématiques dans ses diverses branches, rejoignez les chercheurs préoccupés par les découvertes des secrets de l’univers», a-t-il conseillé.

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