FINANCES PUBLIQUES Baisse du niveau de mobilisation des ressources à fin juillet 2017

L’exécution budgétaire du Sénégal à fin juillet de l’année 2017, s’est traduite par un solde global déficitaire estimé à 389,2 milliards, résultant à la fois du niveau d’exécution soutenu des dépenses, notamment les charges d’investissement sur ressources intérieures et extérieures, et de la diminution du niveau de mobilisation des ressources. En effet, les dépenses totales, évaluées à 1640,7 milliards à fin juillet 2017, ont progressé de 21,7% et les ressources, estimées à 1251,5 milliards, se sont inscrites en retrait de 1%.

Les ressources sont composées de recettes budgétaires estimées à 1156 milliards, de dons évalués à 81,5 milliards et de ressources du FSE à hauteur de 14 milliards. Elles ont enregistré une baisse de 12,7 milliards de francs CFA (-1%), en raison, principalement, de la baisse des dons (-15,4 milliards de francs CFA) et de l’impact de la mobilisation de recettes exceptionnelles en 2016. D’après la Direction de la Prévision et des Etudes Economiques (DPEE), la baisse des dons s’explique par l’effet combiné du repli des dons budgétaires et en capital, respectivement de 7,6 milliards de francs CFA et 7,8 milliards de francs CFA, comparativement à la même période de l’année 2016.

Concernant les recettes budgétaires, elles ont enregistré une hausse de 49,3 milliards de francs CFA (+4,5%), portée essentiellement par un bon niveau de recouvrement des recettes fiscales et, dans une moindre mesure, des recettes non fiscales. La progression des recettes fiscales traduit le bon niveau de collecte des revenus de la TVA à l’import (206,6 milliards francs CFA), des droits de porte (135,1 milliards de francs CFA) et de l’impôt sur les sociétés (175,7 milliards de francs CFA) qui ont enregistrés des hausses respectives de 18,3%, 19,9% et 11,5%.

Les dépenses totales ont, pour leur part, fortement progressé de 21,7%, passant de 1348,4 milliards de francs CFA à 1640,7 milliards de francs CFA, sur un an. Cet accroissement reflète un bon niveau d’exécution des dépenses d’investissement, ainsi qu’un niveau élevé des charges courantes. En effet, durant les sept premiers mois de l’année 2017, les dépenses en capital sont évaluées à 694,8 milliards de francs CFA, soit une progression de 264,8 milliards de francs CFA tirée autant par les ressources internes qu’externes.

Les investissements financés sur ressources internes (442,1 milliards de francs CFA) ont enregistré une hausse de 87,5 milliards de francs CFA, tandis que ceux financés sur ressources externes se sont, pour leur part, confortés de 177,3 milliards de francs CFA, pour s’établir à 252,7 milliards de francs CFA, traduisant ainsi les avancées significatives des grands projets.

Marianne NDIAYE

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