FINANCEMENT DES INFRASTRUCTURES EN AFRIQUE: «Africa 50» veut combler le déficit estimé entre 30 et 40 milliards de dollars par an…

La plateforme d’investissement dans les infrastructures appelée «Africa 50», a tenu sa deuxième Assemblée générale, hier, à Dakar. Lors de la cérémonie d’ouverture, Akinwumi Adésina, président de la Banque Africaine de Développement (BAD), par ailleurs président du Conseil d’administration de «Africa 50», a fait part aux responsables des pays actionnaires, des bonnes performances que le continent a enregistrées ces dernières années.

«Les perspectives économiques de l’Afrique s’améliorent, bien que les résultats fussent irréguliers en 2016, avec un ralentissement de la croissance du PIB à 2,2%. Les perspectives s’annoncent favorables pour 2017-2018. L’Afrique bénéficiera d’une hausse des prix de base favorables, notamment dans les mines et le pétrole, ainsi qu’une forte demande de consommation qui représente 60% du taux de croissance du PIB réel», a dit le patron de la BAD.

Il a rappelé aussi aux représentants des 23 pays actionnaires aux côtés de la BAD, de la BCEAO et de Bank Magrib (BAM), de faire un plaidoyer en faveur de la mobilisation des investissements pour les infrastructures.

«Le rôle catalyseur de l’infrastructure comme moteur de la croissance économique et le développement, n’a jamais été aussi évident. Cette priorité est également celle des leaders africains qui sont conscients que le déficit d’infrastructures est un obstacle à l’intégration régionale et entrave la capacité de l’Afrique à être compétitive au niveau international. Les gouvernements africains ne peuvent répondre tout seuls aux besoins à l’horizon 2025, sur la base d’un déficit annuel de financement estimé entre 30 et 40 milliards de dollars», a-t-il affirmé.

C’est la raison pour laquelle, Akinwumi Adésina a annoncé la volonté des actionnaires de «Africa 50», de faire en sorte que la plateforme puisse être aux standards mondiaux, en vue de faciliter l’absorption des multiples fonds déjà disponibles. «Les ressources sont disponibles. Nous avons environ 334 millions de dollars de fonds qui sont disponibles. Nous avons 164 milliards de dollars du fonds souverain de l’Afrique, qui sont aussi disponibles. Mais il faut les attirer», a-t-il indiqué.

«Pour nous, la chose la plus importante, c’est qu’il faut accélérer les investissements dans les infrastructures en Afrique», a-t-il insisté.

Mamadou Lamine CAMARA

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