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MAUVAISE PLUVIOMETRIE DANS CERTAINES ZONES DU PAYS: Un plan d’urgence de 7 milliards pour 5 spéculations, lancé

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a présenté, hier, devant les organisations paysannes, son plan d’adaptation d’urgence pour palier à la mauvaise pluviométrie qui sévit dans certaines localités du Sénégal. Ce plan estimé à 7 milliards de francs CFA concerne essentiellement cinq spéculations agricoles tolérantes au stress hydrique.

Cette année, en fonction du programme d’adaptation provisoire adopté lors du Conseil des ministres de mai dernier, en fonction aussi des éléments de prévisions avancées par l’ANACIM, l’Etat a fait un certains nombres d’ajustements pour avoir un programme d’adaptation qui s’articule autour de deux éléments essentiels. Il s’agit, selon Papa Abdoulaye Seck, «des variétés à cycle court et ensuite des spéculations agricoles qui sont tolérantes au stress hydrique».

«Nous avons retenu des spéculations suivantes : des variétés de Niébé, le sésame, la pastèque, le manioc et le sorgho. Il y’a une différenciation qui va se faire en fonction des zones concernées», a détaillé le ministre de l’Agriculture devant les organisations professionnelles paysannes.

Le programme va concerner toutes les régions qui ont connu des pauses pluviométriques importantes. Notamment les régions de Dakar, Thiès, Diourbel, Saint-Louis, Matam et quelques départements tels que Gossass, Nguiguinéo, etc. Ce programme, a annoncé le ministre, va couter à peu près 7 milliards de francs CFA. Et il est attendu une production globale estimée à 105 milliards de francs CFA.

Une production globale estimée à 105 milliards attendue

Aussi, le ministre a tenu à relever que concernant ce plan, l’Etat a pris les devants pour éviter une spoliation des intrants. D’autant plus que, dit-il, «tous les intrants vont aller au niveau des commissions».

«Ces commissions sont présidées par l’administration territoriale. Il y’aura dans ces commissions tous les acteurs. Donc, ce n’est pas la peine vraiment qu’on m’envoie des demandes disant : je veux être un gros producteur. Ces demandes sont irrecevables», a prévenu le Dr Papa Abdoulaye Seck.

Pour les semences, compte tenu du fait que dans ces zones impactées, il y’a eu beaucoup de paysans qui ont perdu leur premier semoule, le ministre a annoncé que le Président de la République a décidé que ces semences seront cédées gratuitement aux acteurs.  «Pour les engrais, ce ne sera pas gratuite. Mais il y’aura une diminution importante. Les subventions seront de 63 à 70%», a précisé le ministre.

Il faut relever que les organisations professionnelles et interprofessionnelles qui ont pris part à cette rencontre ont adoubé le plan du Dr Seck. «La campagne agricole est loin d’être catastrophique. Il y’a des craintes pour le mil, mais pour l’arachide, on rend grâce à Dieu. On ne s’attendait pas à une telle flexibilité de la part de l’Etat avec ce programme d’urgence. Pour le moment, il n’y a pas de quoi s’alarmer, il faut juste un bon suivi», a lancé Aliou Dia, président des Forces paysannes du Sénégal, au nom des organisations paysannes.

Karamba NDIAYE

 

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