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BILAN DE LA 1ERE PHASE DU PSE 2014-2018: L’agriculture en étape d’émergence, les télécoms, la pêche, le tourisme à la traine

Le Sénégal achève cette année, la 1ère phase du Plan Sénégal Emergent (PSE) 2014-2018. Mais des secteurs prioritaires comme l’agriculture, les télécommunications, la pêche, le tourisme, sont à un niveau de croissance moyen ou faible. Seuls les mines et les matériaux de construction s’affirment en véritables moteurs de croissance.

Le Sénégal a adopté en 2014, un nouveau modèle de développement pour accélérer sa marche vers l’émergence. Cette stratégie, dénommée Plan Sénégal Émergent (PSE), constitue le référentiel de la politique économique et sociale sur le moyen et le long terme. Il est décliné en trois axes qui permettront, par leurs synergies et leurs effets convergents et cumulatifs, de créer les conditions de l’émergence. Il s’agit de la transformation structurelle des bases de l’économie, de la promotion du capital humain et de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit.

Ainsi, des secteurs stratégiques vecteurs de croissance : agriculture, infrastructures, tourisme etc., constituent l’axe 1 du PSE. Toutefois, parmi ces secteurs, seuls les mines et les matériaux de construction s’affirment en véritables moteurs de croissance. C’est ce qui ressort du document de l’analyse diagnostique de la phase 1 du PSE.

Accès difficile et inégal aux services sociaux de base

«En définitive, parmi les secteurs identifiés dans la phase 1 du PSE, seuls les mines et les matériaux de construction s’affirment en véritables moteurs de croissance. L’agriculture industrielle et vivrière, le transport et la construction demeurent toujours à l’étape de secteurs émergents. A contrario, les secteurs des postes et télécommunications, de la pêche et du tourisme ressortent comme des sous-secteurs à croissance faible», lit-on dans le document réalisé par la Direction de la planification et des études économique (DPEE).

Pour la transformation structurelle de l’économie, le document relève des contraintes liées à la taille du secteur informel, le fonctionnement du marché du travail, les problèmes liés à la bonne gouvernance, l’égalité et l’équité de genre, la faiblesse du capital humain (niveau d’éducation, l’état de santé de la population active, la qualification et les compétences des ressources humaines).

Des faiblesses notées dans la gouvernance judiciaire

Concernant l’axe 3 du PSE, des points noirs ont été notés dans la gouvernance économique et administrative. En effet, des lourdeurs subsistent dans les procédures fiscales, mais également, dans les procédures de passation des marchés. Par ailleurs, le point de vue du citoyen sur la gouvernance administrative révèle un accès difficile et inégal aux services sociaux de base tels que l’eau, l’assainissement, la santé et l’éducation, ainsi qu’aux services judiciaires. La population n’est que faiblement satisfaite de l’offre de services publics au Sénégal.

Concernant la gouvernance judiciaire, le diagnostic met en évidence un certain nombre de faiblesses relatives : à l’efficacité de la justice, à son accessibilité, aux conditions de détention des personnes placées sous-main de justice et aux limites de la prise en charge des mineurs en conflits avec la loi ou en danger.

Rappelons que le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, après avoir rencontré le secteur privé, la Société civile et les universitaires, a rencontré, hier, les Partenaires Techniques et Financiers (PTF). Ceci, dans le cadre de la phase diagnostique et l’évaluation de la phase 1 du PSE et l’élaboration de la phase 2 (2019-2023) du PSE.

Marianne NDIAYE

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