DIALOGUE POLITIQUE: Macky Sall met la pression sur l’opposition…

Le chef de l’Etat a réitéré, hier, son appel au dialogue politique. S’exprimant sur RFI, Macky Sall a mis la pression sur l’opposition. «Nous avons besoin de nous parler, puisque nous avons forcément des sujets qu’il nous faut régler avant d’aller à l’élection présidentielle», a-t-il dit.

Le Président Macky Sall a réagi, hier, au micro de RFI, à la démission de son prédécesseur, Abdoulaye Wade, à son poste de député. Il a indiqué ne pas regretter que le leader historique du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) n’ait pas siégé. Mais il estime que le «pape du Sopi» «peut continuer à donner de l’inspiration à ses partisans, et même au pays, sans siéger à l’Assemblée nationale», dont la rentrée est prévue ce jeudi.

Macky Sall a de nouveau appelé Me Wade au dialogue. «Nous avons besoin de nous parler, puisque nous avons forcément des sujets qu’il nous faut régler avant d’aller à l’élection présidentielle», a souligné le président de la République.

D’après le chef de l’Etat, le dialogue devrait essentiellement tourner autour de deux questions. Il a notamment évoqué la question du «statut du chef de l’opposition», dont il faudra «définir les modalités», ainsi que la «réglementation de la participation aux élections». «On a vu lors des Législatives avec 47 listes, le désordre que cela peut poser. On ne peut pas aller à la Présidentielle avec autant de candidats ou une cinquantaine ; on ne pourra plus voter en l’occurrence», s’est justifié Macky Sall.

Toutes choses qui font qu’il a de nouveau lancé un appel au dialogue à l’opposition. Il leur demande de venir discuter avec lui des deux questions susmentionnées, «en toute responsabilité et en démocrates».

Ce nouvel appel au dialogue risque de ne pas avoir l’effet escompté, au vu des préalables formulés par l’opposition. La nomination d’Ali Ngouille Ndiaye à la tête du ministère de l’Intérieur, en remplacement d’Abdoulaye Daouda Diallo, est perçue par les opposants comme une «nouvelle provocation» du chef de l’Etat à leur encontre.

Rassoul GUEYE

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