DEVELOPPEMENT DES ENERGIES RENOUVELABLES EN AFRIQUE DE L’OUEST: Le CEREEC renforce les capacités des développeurs de technologies

Le centre de la CEDEAO pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (CEREEC), a, au terme de la session de formation destinée à 30 entrepreneurs des pays de la CEDEAO, identifié les barrières empêchant 60% de la population ouest-africaine vivant en zone rurale, d’accéder à l’électricité. Dans un communiqué sanctionnant cette session tenue du 07 au 11 août 2017, le CEREC a pointé du doigt les barrières techniques, financières, économiques, institutionnelles et juridiques… Ainsi, il ressort de cette rencontre qu’au moment où beaucoup de pays à travers le monde, sont à l’heure des énergies renouvelables, ceux de l’Afrique, qui disposent pourtant d’un potentiel énorme, sont encore à la traîne en matière d’utilisation de ces ressources énergétiques.    D’ailleurs, dans cet espace communautaire, l’accès à ce service est d’environ 20%, dont les 40% pour les milieux urbains et 6-8% pour la zone rurale. C’est la raison pour laquelle le CEREEC a initié cette formation, avec l’appui de partenaires techniques comme Irena (International renawable energy agency) et Power Africa transactions and reforms (Patrp), pour aider à enlever les obstacles existants au déploiement de ces technologies visant à réduire notre dépendance des importations de fuel. En effet, les entrepreneurs ouest-africains du secteur, pour la plupart, des développeurs de technologies, ont été renforcés dans le savoir et le savoir-faire, mais aussi, ont obtenu les connexions dont ils ont besoin pour aller chercher des financements. D’où la détermination pour le CEREEC de créer les conditions pour «la promotion du mix énergétique qui passe par une diversification des sources de production en Afrique de l’Ouest». Lors de la cérémonie de clôture, Yuri Lima Handem, coordonnateur de la Cellule de facilité et d’appui à l’entreprenariat dans les énergies renouvelables de la CEDEAO, a plaidé pour la multiplication des réseaux thermiques. «Cette politique de multiplication des réseaux thermiques (le solaire, l’énergie éolienne, la petite hydroélectricité et la bioélectricité), initiée dans notre espace communautaire, est une réelle volonté politique de nos décideurs et un accompagnement soutenu des investisseurs, pour l’atteinte de l’énergie durable pour tous», a plaidé Yuri Lima Handem, pour inverser la tendance des entrepreneurs de la CEDEAO. Pour Yuri Lima Handem, les nouvelles connaissances acquises par les entrepreneurs, pourraient aider à augmenter la part des énergies renouvelables et assurer aux populations, un meilleur accès aux services énergétiques à l’horizon 2030. Du côté des entrepreneurs ouest-africains, l’on se réjouit du contenu des modules de la session de formation. «Cette formation est utile dans la formulation et la mise en application de politiques, des lois, des normes et des mécanismes d’incitation pour créer un cadre favorable aux investissements, en renforçant nos capacités dans la soumission des projets, les plans d’actions, le modèle de gestion d’une entreprise, les combinaisons rentables, etc. Nous sommes aujourd’hui capables de présenter aux investisseurs, des projets bancables», a déclaré le Burkinabé, Nana Bébé Magloire, au nom des entrepreneurs ouest-africains.

Mamadou L. CAMARA

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