DAOUDA DIOH, PRESIDENT DU CES-MALI : «La ligne commerciale Dakar-Bamako fait beaucoup de rentrées d’argent»

BAMAKO, Mali – Le Sénégal et le Mali doivent travailler en parfaite symbiose pour faire développer leur économie. C’est la conviction de Daouda Dioh, le président du Club des cadres et chefs d’entreprises sénégalaises au Mali (CES-Mali), qui vante le mérite de la ligne commerciale Dakar-Bamako.

Comment se comportent l’économie et les acteurs économiques sénégalais au Mali ?

Comme je l’ai toujours dit, le Sénégalais représente une bonne image dans l’économie. Je ne parle pas seulement du Mali. Mais il a été toujours vu comme quelqu’un qui sait développer l’économie d’un pays, à travers sa façon de gérer son entreprise, le sens de l’organisation. On a toujours reconnu des Sénégalais, la hargne de bien réussir un objectif qui lui est fixé. Parmi tous les chefs d’entreprise et cadres sénégalais qui sont là, c’est ce que nous avons vu. C’est ce qui nous permet de regrouper ces têtes. Même les tailleurs sont des chefs d’entreprise. On sait, par rapport à leur savoir-faire, qu’ils ont sacrifié leurs vies pour pouvoir développer leur professionnalisme, ici, au Mali. Dieu merci, ils sont reconnus parmi les as dans tout ce qui se fait au niveau de l’artisanat. C’est la même chose pour les bijoutiers, etc. Donc, dans les entreprises maliennes, je peux dire que 70% des économies sont peut-être dues aux Sénégalais, quand ils sont là-bas. C’est l’image que nous véhiculons à travers ces cadres et chefs d’entreprise. Même les étudiants sénégalais, les futurs entrepreneurs, essaient de véhiculer cette image reconnue aux Sénégalais. Donc, c’est une image que tout le monde, depuis les autorités de l’Ambassade avec qui nous travaillons en symbiose, nous demande de faire véhiculer.

Quels sont les domaines dans lesquels vous intervenez ?

Moi, personnellement, dans les assurances. Je suis venu au Mali en 2011. Après, quand j’ai vu cette volonté, cette demande forte au niveau du Mali, j’ai créé une société dans le domaine de la consultance en gestion. Là, on a eu à développer des activités avec des cadres d’entreprises maliennes. Je peux dire que tous les cadres sénégalais sont dans le domaine de la banque, de la communication, des BTP. Toutes les idées développées par les cadres sénégalais, sont en train de voir le jour. On prie le Bon Dieu qu’il puisse les accompagner à accomplir leurs tâches.

Comment vivez-vous le spectre du terrorisme ?

Nous, on est venus pour un objectif. On ne peut pas dire qu’on a sacrifié nos familles, notre vie sociale qu’on a laissée au pays, où les gens vivent en communauté, sans discrimination. Mais nous aussi, on essaie de vivre et de participer au développement de la paix. On ne peut pas parler de développement économique sans parler de paix. Pour favoriser le développement de l’économie, il faut trouver les voies et moyens pour faciliter la paix. La paix commence par la symbiose et l’harmonie de toutes les têtes sénégalaises qui sont là. Je ne parle pas de cadres seulement, mais de toute la communauté sénégalaise. Mais aussi l’Ambassadeur, son Excellence Assane Ndoye.

Vous vous sentez réellement en sécurité ?

Oui, on se sent en sécurité, parce que le Sénégal et le Mali constituent une même famille. On dit que les Sénégalais sont des étrangers et ne peuvent pas être en sécurité au Mali. Mais un Sénégalais ne peut se sentir étranger au Mali (…) Les militaires respectent beaucoup les Sénégalais. Quand ils savent que vous êtes Sénégalais, ils vous collent une bonne image. Maintenant, on doit créer cette symbiose pour développer l’économie de nos deux pays et de l’Afrique. Et ce sera peut-être le déclic pour atténuer toutes ces guerres, ce terrorisme, etc.

Quelle estimation faites-vous de l’axe commercial Dakar-Bamako ?

L’axe commercial Dakar-Bamako fait beaucoup de rentrées d’argent. On ne peut pas en parler en oubliant le transport, la fluidité et la circulation des biens entre les deux pays. C’est une chose qui participe à 90%, au développement économique des deux pays (…).

 Youssouph BADJI

(Envoyé spécial)

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