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ARTISTE CAMEROUNAISE: Sanzy Viany en quête de saveurs ouest-africaine pour son 3e opus

 Vue de près, on a l’impression que c’est une Sénégalaise, eu égard à son feeling, son élégance, sa grâce et son sourire qui illumine son visage tel un rayon de soleil. En fait, Viany veut dire soleil en langue Eton, un dialecte de son pays d’origine, le Cameroun. Mais il suffit qu’elle parle pour qu’on se rende compte que c’est une étrangère.

Sanzy Viany est une jeune artiste camerounaise qui est au pays de la Téranga depuis quelques semaines en quête des saveurs de l’Afrique de l’Ouest pour enrichir son 3e album qui est en gestation. De teint clair, la mine radieuse, elle confirme être venue au Sénégal pour faire de la recherche musicale.

«Je prépare mon 3e album et je veux une Afrique qui gagne à travers mon travail. Si j’attendais que le Sénégalais vienne me chercher, je ne serais pas là. Alors, j’ai décidé de venir embrasser le Sénégal, tout en espérant que le câlin que  le Sénégal me rendra sera plein d’amour. On n’est pas toujours obligé de partir courir aux Etats-Unis ou en Europe», déclare-t-elle avec enthousiasme.

Son amour pour le Sénégal n’est pas fortuit, puisque son fils, Fall Serigne, a des racines sénégalaises. Mais, ajoute-t-elle, «je suis venue avec ma voix, mon art. La Bantoue que je suis, est venue en se disant que le Sénégal va dire que c’est une Africaine qui est venue voir ses frères africains. L’Afrique est tellement riche que je ne peux pas me cantonner au Cameroun. Et j’espère que la chanson que je ferai ici sera magnifique et qu’on va trouver dans l’album un beau métissage».

De son véritable nom, Sandrine Dzinguene, la chanteuse évolue dans le registre de l’afro-fusion. Auteure, compositeur, chanteuse, elle joue notamment du balafon et un peu de guitare. Son premier contact avec les artistes sénégalais, elle révèle que c’est à travers une jeune artiste, Eben Fall, lauréate du prix Visa pour la création, comme elle en 2016.

«Je me suis intéressée à la musique sénégalaise et de fil en aiguille, en travaillant sur mon 3e album, je voudrais voir des sonorités autre que celles de l’Afrique Centrale, notamment de l’Afrique l’Ouest, voir le mélange Cameroun-Sénégal, ce que ça va donner. Avec l’aide de Safouane Pendra, je suis dans des démarches de collaboration, on est en train de faire un travail artistique avec un joueur de kora. Je pense que nous aurons le temps de déguster ce qui sortira de ce voyage avec ce que le Sénégal m’offrira», explique-t-elle.

Sur sa connaissance de la musique sénégalaise, elle lâche : «Je suis hyper branchée sur la musique de Youssou Ndour, Viviane Ndour, Daara-J Family, Didier Awadi, etc. Mais si je devais choisir mon préféré, celui qui m’a fait ouvrir la page de la musique sénégalaise, c’est Baaba Maal. Mon coup de cœur, c’est le titre ‘Sukanayo’. Je ne comprenais pas les paroles, mais mon cœur a compris, car la composition musicale est inédite, avec les flux de sa voix, vous pouvez ressentir des choses. C’est ça qui m’a connectée au pays de la Téranga. Et aujourd’hui, j’espère que quelque chose de beau sortira avec le projet qu’on veut mettre avec Thione Seck».

Juriste et chanteuse, diplômée en Droit des affaires, cette maman a déjà à son actif, deux albums. Son 3e album qui sera riche de 9 titres, prévu en 2019 et sera un mélange entre le jazz, le gospel, la musique traditionnelle bantoue. «Un extrait est déjà sorti  pour montrer la coloration qu’a cet album», dit Sanzy, qui a commencé la musique à l’âge de 9 ans. Elle est montée sur scène pour la première fois à 15 ans et a été finaliste du prix Découvertes RFI en 2010 et en 2015.

Adama Aïdara KANTE

 

 

 

 

 

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