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“La résidence surveillée a été une aubaine pour Sonko et Barthélemy”

La Vice-présidente du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (BBY) est montée, hier, en première ligne, pour analyser la manifestation réprimée de Yewwi Askan Wi (YAW). Adji Mergane Kanouté assène ses vérités. Entretien. 

Quelle lecture faites-vous de la manifestation réprimée de Yewwi Askan Wi ?     

La première analyse que nous pouvons faire de la manifestation de Yewwi, c’est d’abord l’attitude républicaine de la population. Ensuite, la prise de conscience citoyenne. Enfin, ce refus des Sénégalais et Sénégalaises de se laisser manipuler par des leaders qui sont uniquement mus par leur intérêt personnel, au détriment de l’intérêt général. Les Sénégalais ont compris que ceux qui appellent à la révolte, ceux qui appellent à défier l’autorité, n’exposent pas leur progéniture. 

Il est aussi important de souligner la fermeté de l’Etat, garant de la sécurité des personnes et biens, à travers la lucidité et le professionnalisme de nos forces de l’ordre qui ont admirablement bien joué leur rôle de maintien de l’ordre et de la paix. Son Excellence le Président Macky Sall avait bien raison de dire que ce qui s’était passé au mois de mars 2020, ne se répéterait plus. Paul Valéry avait bien raison de dire que “si l’Etat est faible, nous périssons tous”. Il est nécessaire que l’Etat maintienne ce rythme pour garantir notre sécurité et la sécurité de nos biens. 

Ne pensez-vous pas que la mise à résidence surveillée d’Ousmane Sonko et de Barthélemy Dias était excessive ?   

A mon avis, on leur a facilité la tâche avec la mise à résidence surveillée. Cela a été une véritable aubaine pour eux. J’aurais souhaité qu’ils soient libres de pouvoir concrétiser cet appel à la révolte. Ils ne l’auraient pas fait,  car ce sont des peureux. La population serait, dès lors, édifiée sur leur dessein machiavélique de sacrifier la vie d’honnêtes citoyens. Je ne pense pas qu’ils avaient envie de mettre le nez dehors, au risque de se faire arrêter. En réalité, Barthélemy Dias ne se sent pas concerné par le combat que mène la coalition Yewwi Askan Wi, parce qu’il a été trahi avec tout ce qui s’est passé avec la confection de la liste de Dakar. Barthélemy est dans le show et gère ses intérêts au niveau de la coalition Yewwi Askan Wi. 

Partagez-vous l’avis de ceux qui plaident un report des élections législatives prévues le 31 juillet prochain ?    

Je suis contre le report des élections législatives et contre toute manigance allant dans ce sens. L’opposition et la société civile ont toujours exigé le respect du calendrier républicain. De ce point de vue, ils doivent rester constants et cohérents dans leur démarche. Les élections législatives se tiendront, inchallah, à date échue, et son Excellence le Président Macky Sall, va disposer d’une majorité qualifiée et confortable qui lui permettra de continuer l’excellent travail entamé depuis son accession au pouvoir.

Nous nous sommes engagés à assurer à son Excellence le Président Macky Sall, une majorité qualifiée dans la prochaine législature pour lui permettre de poursuivre avec sérénité la mission que le peuple sénégalais lui a confiée. Les Sénégalais sont convaincus que la trajectoire de développement empruntée par notre pays requiert une collaboration harmonieuse entre la majorité parlementaire et l’Exécutif.

Pourquoi les femmes de Benno, dont vous faites partie, réclament la tenue rapide du procès devant opposer Ousmane Sonko à Adji Sarr?  

A mon humble avis, il est important que le procès se tienne, pour que les Sénégalais soient édifiés une bonne fois pour toutes. Nous combattons l’injustice sous toutes ses formes. Certes, c’est une affaire privée entre deux citoyens, mais en tant que femmes, en tant que mères, en tant que sœurs, nous militons pour la vérité, et seule la tenue d’un procès pourrait situer les responsabilités.

Les opposants continuent d’accuser le Président Macky Sall d’avoir le dessein de se représenter en 2024. Vous en dites quoi ?

Je me suis toujours voulu légaliste et je me conformerai à la décision du Conseil constitutionnel. Si le Conseil constitutionnel valide le deuxième quinquennat de Macky Sall, je l’accepterais et inviterais le peuple sénégalais à l’accepter. Je rappelle qu’en 2012, quand la troisième candidature du Président Abdoulaye Wade a été validé, le candidat Macky Sall est resté légaliste et nous a demandé de descendre sur le terrain et de parler avec les Sénégalais.

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