AMINATA TOURE, SUR LE PARRAINAGE

«Il n’y a aucune tentative d’affaiblir qui que ce soit ou d’éliminer des candidats»

L’Envoyée spéciale du chef de l’Etat, Aminata Touré dite Mimi,  a reçu la presse, hier, dans son domicile dakarois, pour apporter des éclairages sur le projet de loi portant parrainage.

«Jusqu’à présent, ce sont ceux qui font croire que le parrainage n’est pas bon, qui se prononcent sur la question. Et je veux éclairer les Sénégalais en leur disant que le parrainage n’a qu’un seul objectif, c’est de renforcer la démocratie de notre pays, contrairement à ce que dit l’opposition, dans le sens de réorganiser les élections pour éviter ce qui s’était passé lors des élections législatives en 2017, où nous avions 47 listes», a indiqué l’ancien Premier ministre.

A l’en croire, «le projet de loi sur le parrainage demande aux individus qui veulent être candidats d’avoir des signatures qui doivent correspondre à 1% du fichier électoral qui est à 6,5 millions actuellement. Donc 65 000 signatures à obtenir dans 7 des 14 régions du Sénégal, soit 2000 signatures par région». Mimi Touré de renchérir : «Il n’y a aucune tentative d’affaiblir qui que ce soit ou d’éliminer des candidats comme certains le disent. Cette loi met tout le monde sur le même pied d’égalité. Dans une démocratie, il faut qu’il y ait une organisation. Sinon, il y aura des regrets, et c’est justement ce que nous sommes en train de faire. Ces partis politiques qui sont en train de polémiquer sur la question, peuvent tous avoir le nombre de signatures demandées. Et la preuve est qu’ils ont tous des députés».

A son avis, «tout ce bruit qu’ils font, n’est pas pour le parrainage, pas du tout». «Ils savent que nous sommes à la veille de l’élection présidentielle et ils veulent créer une tension artificielle pour secouer le pays».

«Ils disent qu’ils vont manifester le 19 avril lors du vote de la loi, comme il a été fait le 23 juin 2011. Ce qui n’est pas pareil, parce qu’à cette époque, il s’agissait d’une violation sur la Constitution. Maintenant, s’ils veulent manifester, ils ont le droit, tant qu’elle est autorisée. Mais qu’ils la fassent en respectant la loi et les règlements. Une démocratie a besoin d’une opposition, mais d’une opposition constructive», a conclu la responsable «apériste» à Kaolack.

El Hadj KEBE

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