ACCES A L’EAU

Les grands axes de gestion déclinés à Tamba

TAMBA – Les régions de Kolda, Sédhiou et Tambacounda, caractérisées par leurs enclavements, constituent des zones où le taux de jouissance en matière d’eau potable et d’assainissement reste encore le plus bas. Pour remédier à cette situation qui découle du fait que les politiques sociales peinent à se traduire en actes tangibles, le PEPAM-UE a mis l’accent sur la construction d’infrastructures hydrauliques et d’assainissement dans ces zones. C’est dans ce cadre, à la suite d’une étude de diagnostic, qu’un atelier régional de restitution de rapport de bilan et de perspective s’est tenu sur les actions GIRE dans la Sous-UGP Sandougou, pour une bonne maitrise de la ressource eau dans la région.

Malgré les progrès notoires notés, il n’en demeure pas moins que des efforts restent à faire, surtout dans le domaine de la gestion et de la planification des ressources liées à l’eau. C’est dans ce contexte que le gouvernement a obtenu dans le cadre du 10e Fonds européen de développement, un financement de l’Union Européenne pour la mise en œuvre du sous-programme PEPAM UE dans les régions précitées, où le taux d’accès à l’eau potable est plus faible.

Selon Niokhor Ndour, Directeur de la gestion et la planification des ressources en eau au ministère de l’Hydraulique, cette restitution permettra aux parties prenantes de dégager leurs observations sur les rapports et d’échanger mutuellement sur la problématique des ressources en eau. Egalement, de créer un espace de dialogue qui va contribuer à la préservation et à une meilleure gestion des ressources en eau.

Il ressort du diagnostic que le bassin de Sandougou constitue une zone qui renferme beaucoup d’eaux souterraines et de ruissellement et il y a nécessité d’avoir des aménagements supplémentaires pour une bonne maîtrise de ces eaux au profit des populations. D’après le rapport de diagnostic, du point de vue quantité, il y a assez d’eau pour soutenir le développement. Et le scénario de perspectives 2035 a montré que des potentialités existent et que l’impact au niveau de ces ressources reste minime.

En matière de jouissance d’eau potable et d’assainissement dans la région de Tambacounda, le taux est 12.8 et 16.3. Ce qui reste de loin très bas par rapport à l’objectif que s’était assigné le PEPAM-UE dans les régions cible. Celui de faire passer le taux d’accès des ménages ruraux à l’eau potable à 82% en 2025, pour une bonne mise à niveau nationale entre zones rurales et urbaines.

Il faut rappeler que l’étude s’inscrit en outre dans le contexte d’une nécessité de redynamiser le système de planification et de gestion durable des ressources en eau du Sénégal dans le cadre du GIRE (Gestion intégrée de la ressource eau), suivant une approche territoriale

Adama KONE

(Correspondant)

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