ABDOU KARIM FOFANA, RESPONSABLE APR A FANN-POINT E-AMITIE: «Les gens commencent à sentir l’effet Macky Sall»

Directeur de l’Agence de Gestion du Patrimoine Bâti de l’Etat (AGPBE) et leader «apériste» à Fann-Point E-Amitié, Abdou Karim Fofana est d’avis que la victoire de la coalition «Bénnoo Bòkk Yaakaar» (BBY) aux Législatives à Dakar, était prévisible. «Du point de vue social, du point de vue infrastructurel, les gens commencent à sentir l’effet Macky Sall. Il est très facile, quand on dirige un pays, de faire des coups d’éclat, mais avoir une vision politique cohérente, organisée, avec une évolution graduelle dans le temps, ça, c’est très difficile», lance M. Fofana, dans un entretien. Le responsable de Bénnoo Bòkk Yaakaar indique également que la confiance des Sénégalais commence à se cristalliser autour des politiques du président de la République. «Quand on dit que l’année dernière, au Sénégal, 148 000 femmes ont fait une césarienne, ça fait 85.000 francs CFA par femme, ce qui fait 12 milliards et demi. Il fallait faire des économies sur les factures de téléphone de l’Etat, qui sont passées de 18 milliards à presque 5 milliards par an. Ça nous a permis de financer les césariennes des femmes», soutient-il. Même si la coalition présidentielle a perdu les élections législatives dans la commune de Fann-Point E-Amitié, où il milite, Abdou Karim Fofana, le leader de «La Solution», parle d’une avancée. «Ce qu’il faut savoir, c’est que lors des élections locales de 2014, ‘BBY’ avait eu 1300 voix, aujourd’hui, nous avons récolté 2700 voix. Que de chemin parcouru ! Donc, on est sur une pente évolutive, et si on tient un bon rythme, d’ici à la Présidentielle, cette commune pourrait devenir marron, parce que c’est une commune où vivent des intellectuels qui savent lire et analyser la situation politique, et qui, petit à petit, font confiance à l’APR et à BBY», indique le patron de l’Agence de Gestion du Patrimoine Bâti de l’Etat. Pour lui, c’est plutôt l’opposition qui est en perte de vitesse. «On oublie qu’Abdoulaye Wade, en quittant le pouvoir en 2012, était crédité de 35%. Aujourd’hui, il est crédité de 16%. Qui est discrédité ? C’est le Président Abdoulaye Wade. N’oubliez pas que Khalifa Sall, Malick Gakou, Idrissa Seck, Mansour Sy Djamil, sont crédités, eux tous, de 12%. Aux élections présidentielles, comment ils vont se répartir les 12% ? Khalifa Sall va prendre les 5, Idrissa Seck les 3, Gakou et Djamil vont prendre chacun 2», raille l’enfant chéri de Fann-Point E-Amitié, en conclusion.

Karamba NDIAYE

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